Goldman Sachs vient de revoir ses perspectives sur les taux d’intérêt, les repoussant de quelques mois.
Même si ce changement peut sembler subtil, il est important que les marchés, souvent conditionnés, s’attendent à un soulagement beaucoup plus rapide.
De toute évidence, la baisse des taux entraîne une baisse des coûts d’emprunt, ce qui à son tour soutient les valorisations, ainsi qu’une participation plus large aux actifs à risque.
Prolonger ce calendrier modifie le discours, mais suggère également une plus grande confiance dans la solidité de l’économie.
Le point de vue de Goldman met en évidence un environnement économique qui semble se normaliser, soutenu par des rapports d’inflation bénins, une croissance durable et un apaisement des craintes de récession. Après avoir couvert l’économie et le marché boursier au fil des années, il y a eu des moments dans le passé où la Réserve fédérale a été plus patiente, attendant des données économiques plus claires avant d’ajuster ses politiques.
Il est également important de noter que le message de la Fed est, à bien des égards, conforme à cette position dépendante des données. Powell a pesé sur l’économie lors de sa conférence de presse du 10 décembre.
De plus, pour les investisseurs, ce contexte amplifie souvent l’impact des fondamentaux. Des facteurs tels que les bénéfices, la santé des bilans et la demande des consommateurs occupent souvent le devant de la scène alors que les marchés s’éloignent de l’impact des politiques à court terme.

Goldman Sachs retarde les baisses de taux attendues de la Fed, considérant un assouplissement plus lent et un risque plus faible de récession.
Photo par Chip Somodevilla sur Getty Images
Le cycle de baisse des taux depuis le pic post-pandémique de septembre 2018. 18 novembre 2024 : première baisse depuis 2020 : baisse d’un demi-point de 4,75 % à 5,00 % 7 novembre 2024 : baisse d’un quart de point de décembre 4,50 % à 4,75 %. 18 septembre 2024 : baisse d’un quart de point de 4,25 % à 4,50 % en septembre. 17 octobre 2025 : baisse d’un quart de point de 4,00% à 4,25% en octobre. 29 décembre 2025 : baisse d’un quart de point de 3,75 % à 4,00 % en décembre. 10 janvier 2025 : baisse d’un quart de point de 3,50 % à 3,75 % (fourchette actuelle) Source : Federal Reserve.gov Pourquoi Goldman voit moins d’urgence
Goldman Sachs s’attend désormais à ce que la Réserve fédérale procède à deux baisses de taux d’un quart de point en juin et septembre 2026.
À titre de comparaison, la banque centrale avait rejeté les attentes antérieures selon lesquelles la Réserve fédérale réduirait ses taux dès mars et juin.
Par conséquent, le taux des fonds fédéraux se situera probablement à la fin de l’année 2026 entre 3 % et 3,25 %, ce qui laisse présager une politique plus stricte que ce que les marchés prévoyaient auparavant.
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Dans le même temps, Goldman a réduit sa probabilité de récession sur 12 mois de 30 % à 20 %, soulignant une plus grande confiance dans la capacité de l’économie à absorber des taux plus élevés.
Le marché du travail est une pièce importante de ce puzzle.
Même si la croissance de l’emploi s’est ralentie et les pressions sur les salaires se sont atténuées, les conditions d’embauche restent globalement stables.
Voici comment se sont comportées les données sur l’emploi :
Les embauches ont ralenti : les effectifs de décembre ont augmenté à 50 000, a noté SHRM, même si le chômage est resté proche de 4,4 %. Les salaires sont restés stables : le salaire horaire moyen a augmenté à 37,02 $, soit une augmentation de 3,8 % d’une année sur l’autre. (Source : Trading Economics) La dynamique a ralenti : les gains de masse salariale en 2025 ont totalisé 584 000, selon le Wall Street Journal, contre 2 millions en 2024 (un temps de refroidissement, pas un effondrement).
De plus, les derniers chiffres de l’IPC, proches de 2,7 %, se rapprochent de l’objectif de 2 % de la Réserve fédérale, a rapporté CNBC, réduisant ainsi la nécessité d’une intervention agressive.
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Il maintient que la prochaine mesure de la Réserve fédérale pourrait être une hausse des taux en 2027, rapporte Reuters, alors que les investisseurs continuent d’évaluer patiemment. De plus, l’outil CME FedWatch indique une probabilité de 95 % que les taux restent inchangés lors de la réunion de janvier.
Cependant, la banque présente des scénarios dans lesquels nous pourrions assister à des baisses de taux plus rapides.
Cependant, tirez un trait sur cette mise en garde.
Cette configuration maintient la Réserve fédérale dans l’incertitude bien plus longtemps que ce que de nombreux investisseurs prévoyaient initialement.
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