Le stratège de marché chevronné Ed Yardeni est imperturbable.
Alors que le marché boursier est aux prises avec ce qui ressemble à un repli désordonné, il réaffirme calmement le même message.
Yardeni estime que le marché haussier est fermement intact, malgré toutes les rumeurs sur la bulle de l’IA.
Il note que le S&P 500 a flirté avec la barre des 6 890 fin octobre, ce qui est assez proche de son objectif de 7 000 d’ici fin 2025.
Il ne recule pas non plus sur sa vocation à long terme.
Yardeni s’attend toujours à ce que l’indice atteigne 7 700 d’ici la fin de 2026, soutenu par des bénéfices records, une part de marché en hausse et une économie qui refuse de faiblir.

Ed Yardeni constate une pression sur les valorisations, mais des bénéfices records maintiennent le marché haussier sur la bonne voie.
Photo par Spencer Platt de Getty Images
Qui est Ed Yardeni ?
Ed Yardeni est un éminent stratège du marché de Wall Street et est actuellement président de Yardeni Research, une société indépendante d’économie et de stratégie d’investissement.
Avant de créer sa propre entreprise, il a été économiste en chef ou stratège en chef des investissements chez EF Hutton, Prudential et Deutsche Bank.
Les experts du marché le connaissent pour avoir inventé le terme « justiciers obligataires », qui est l’argot de Wall Street pour désigner les investisseurs qui augmentent les rendements obligataires pour punir les gouvernements qui dépensent trop.
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Il a également popularisé le « modèle de la Réserve fédérale », un cadre simple mais influent qui relie les rendements des bénéfices aux rendements du Trésor pour déterminer si une action est bon marché ou chère.
Ses décisions sont importantes pour des raisons évidentes, car il a passé des décennies à associer de larges visions macroéconomiques aux objectifs boursiers, en s’appuyant sur une approche optimiste mais fondée sur des données.
Comme il le dit : « L’histoire montre que la chose intelligente à faire est simplement d’investir au fil des ans… parfois vous obtiendrez une bonne affaire et parfois non.
Yardeni pense que son argument haussier à long terme est toujours valable
L’opinion de Yardeni s’éloigne essentiellement de la volatilité quotidienne et s’intéresse aux mécanismes de marché plus larges.
Il soutient que le boom de l’IA ne s’essouffle pas, mais plutôt se refroidit à un rythme durable.
Le S&P 500 est toujours en hausse de plus de 12 % depuis le début de l’année, ce qui correspond étroitement à sa moyenne sur 10 ans.
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De même, l’indice boursier pondéré en fonction de la capitalisation boursière est également 7,2 % au-dessus de sa moyenne mobile sur 200 jours, ce qui montre que les mégacapitalisations prennent beaucoup d’ampleur.
De plus, l’indice équipondéré S&P se situe exactement sur sa ligne de tendance sur 200 jours, ce qui montre que le reste du marché s’est refroidi mais ne s’est pas effondré. De plus, le Nasdaq est en hausse de plus de 15 %, ce qui correspond parfaitement à sa tendance sur une décennie.
Pour Yardeni, la véritable raison pour laquelle il soutient son objectif de 7 700 titres du S&P 500 d’ici 2026, ce sont les bénéfices.
Les bénéfices des entreprises continuent de dépasser les estimations à deux reprises pendant trois trimestres consécutifs, et les bénéfices futurs devraient converger vers 309,28 $ (estimation 2026), aux côtés du « Awesome 493 » (S&P, hors Mag 7), avec également de nouveaux records de bénéfices.
Conclusions du raisonnement de Yardeni : La tendance du marché reste intacte : les indices se normalisent, sans rupture, les principaux indices étant égaux ou proches de leurs lignes de tendance à long terme. Les bénéfices constituent l’épine dorsale : les bénéfices prévisionnels par action progressent vers l’estimation de 309,28 $ pour 2026, avec une large participation au-delà des mégacaps. Pourquoi 7 700 est logique : Yardeni constate une pression sur les valorisations, mais le moteur des bénéfices qui continue de stimuler le rallye est intact et en croissance. Gros appels du S&P 500 ces derniers temps : Deutsche Bank : le nouveau mégabull de Wall Street voit le S&P 500 atteindre 8 000 d’ici la fin de 2026. Morgan Stanley : Mike Wilson en voit 7 800 en 2026, grâce à la croissance des bénéfices et à l’efficacité de l’IA. BMO : Brian Belski a relevé son objectif pour 2025 à 7 000, citant une croissance « Boucle d’or » couplée à une Réserve fédérale plus accommodante. Goldman Sachs : Plus prudent, rapporte Reuters, relevant son objectif 2025 à 6 800 grâce à des baisses de taux et à des bénéfices solides. HSBC : Le scénario de base est de 6 500 dollars d’ici 2025, mais un scénario ascendant de 7 000 dollars si les tarifs restent contenus, selon Reuters. La dépréciation du GPU devient une “inconnue”
Une autre raison pour laquelle Yardeni souligne la nervosité du marché est que personne ne fait confiance à la comptabilité des GPU hyperscalers.
Selon lui, les investisseurs ont soudainement réalisé qu’ils ne savent pas combien de temps durent réellement ces puces.
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Il s’agit également de savoir si les plans d’amortissement sur quatre à six ans du secteur sont toujours judicieux lorsque le matériel est surperformé chaque année.
C’est en grande partie la raison pour laquelle le P/E à terme du Mag-7 est passé de 31,0 à 28,1, et Yardeni pense que ces multiples pourraient encore baisser à mesure que les investisseurs recherchent des éclaircissements.
Il est intéressant de noter que le “big short” Michael Burry a martelé le même point, avertissant que les calendriers d’amortissement prolongés des GPU de Nvidia augmentent les bénéfices qui obscurcissent la véritable vie économique de ses puces.
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