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Vous seriez pardonné de penser que les actions de Rolls-Royce (LSE : RR.) sont sur le point de s’essouffler. Après une incroyable hausse de 1 209 % au cours des cinq dernières années, soutenue par victoire après victoire dans l’aéronautique, la défense, l’énergie nucléaire et même la puissance des systèmes de données pour l’intelligence artificielle, le cours de l’action doit reculer, n’est-ce pas ?
Le PDG de Rolls-Royce, Tufan Erginbilgiç, n’est probablement pas d’accord. Il vient de confirmer les grands projets de l’entreprise visant à couvrir peut-être son plus grand marché à ce jour. Il a qualifié cela de « formidable opportunité de croissance sur 50 ans ».
Pourquoi est-ce si important ? En raison de l’ampleur de l’opportunité. Les avions plus petits et à fuselage étroit représentent la majorité des flottes mondiales. Il s’agit d’un marché énorme sur lequel Rolls-Royce doit exploiter. Et rappelons que les moteurs d’avions civils constituent la plus grande division de l’entreprise et représentent près de la moitié des ventes.
Un autre facteur en sa faveur réside dans les nombreux retards actuels dans la production des avions, souvent causés par les moteurs actuels. Quelque chose sent l’opportunité…
Une grande partie de ces revenus ne provient pas de la vente des moteurs eux-mêmes, mais de la maintenance et de l’entretien à long terme. C’est pourquoi Erginbiligiç peut parler en termes de cinq décennies. Et pourquoi le titre pourrait avoir un très bel avenir.
L’avenir est vraiment la devise ici. Les nouveaux moteurs sont conçus pour pouvoir fonctionner avec du « carburant d’aviation durable » à 100 % (fabriqué à partir de biocarburants renouvelables avec beaucoup moins d’émissions de gaz à effet de serre) dès le premier jour de service.
Dernier mot
Quels sont les points négatifs ici ? D’une part, ce n’est qu’une proposition. Rien n’est encore arrivé. Le marché des carrosseries étroites pourrait s’avérer difficile à percer dans quelques années.
Et malgré sa taille, Rolls-Royce est désormais considérée comme une entreprise en pleine croissance. Le ratio cours/bénéfice à terme se situe autour de 40, mais la société d’ingénierie est désormais une société avec une capitalisation boursière de 104 milliards de livres sterling et la cinquième du FTSE 100.
Le dernier mot ? Rolls-Royce donne tort aux critiques depuis des années. Même si rien ne garantit que cette nouvelle incursion dans les moteurs d’avions plus petits sera couronnée de succès, je ne voudrais pas parier contre. Je pense que l’action est quelque chose à considérer.



