Les récompenses par carte de crédit sont devenues un élément presque universel de la vie financière américaine. Qu’il s’agisse de remises en argent sur des produits d’épicerie ou de points échangés contre des vols, de nombreux titulaires de carte partent du principe que les récompenses qu’ils gagnent sont simplement de l’argent gratuit. Mais selon l’avocate fiscale Jasmine DiLucci, cette hypothèse repose sur un malentendu sur la manière dont l’IRS traite réellement les récompenses par carte de crédit.
Ce malentendu peut créer une exposition fiscale inattendue, en particulier pour les propriétaires d’entreprise et les investisseurs immobiliers qui utilisent leurs cartes de crédit pour payer des dépenses déductibles. DiLucci, avocat fiscaliste, expert-comptable et agent agréé qui représente ses clients lors des audits, des appels et des tribunaux fiscaux, a abordé la question dans une vidéo récente dans laquelle il explique les dispositions spécifiques de l’Internal Revenue Code qui régissent les récompenses et où les contribuables se trompent souvent.
“Si vous gagnez des récompenses par carte de crédit et supposez qu’elles sont automatiquement exonérées d’impôt, vous vous fiez aux relevés Internet plutôt qu’à la loi fiscale”, a déclaré DiLucci. “C’est là que les gens ont des ennuis.”
Le problème ne vient pas des miles de fidélisation ou des points promotionnels, que l’IRS a décidé de ne pas poursuivre pour des raisons de conformité. Le problème, explique DiLucci, réside dans la manière dont le remboursement en espèces est traité selon des règles fiscales distinctes. Ce traitement change discrètement les calculs lorsqu’il s’agit d’obtenir des récompenses sur les achats professionnels déductibles.
Ce que dit vraiment l’IRS à propos des récompenses par carte de crédit
Aucun article de l’Internal Revenue Code n’exclut explicitement de l’impôt les récompenses par carte de crédit. C’est l’essentiel que souligne DiLucci, et cela va à l’encontre de ce que pensent de nombreux titulaires de carte.
Au lieu de cela, les récompenses sont régies par la règle générale par défaut de l’article 61 de l’IRC, qui définit le revenu brut comme « tous les revenus provenant de quelque source que ce soit ».
La Cour suprême a renforcé cette définition dans une affaire historique de 1955, Commissaire c. Glenshaw Glass, lorsqu’elle a statué que le revenu comprend tout gain clairement réalisé sur lequel un contribuable a un contrôle total. Selon cette norme, note DiLucci, les récompenses des cartes de crédit seraient imposables par défaut car elles augmentent la richesse du titulaire de la carte, sont contrôlées par le titulaire de la carte et peuvent être dépensées librement.
La raison pour laquelle la plupart des récompenses ne sont pas imposables dans la pratique n’est pas due au code des impôts lui-même, mais à une décision politique distincte de l’IRS. En 2002, l’agence a publié l’annonce 2002-18, déclarant qu’elle ne poursuivrait pas la taxation des miles de fidélisation et des points promotionnels, invoquant des difficultés administratives et d’évaluation.
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Cette annonce ne constitue toutefois pas un bouclier permanent. DiLucci souligne qu’il s’agit d’une décision de conformité et non d’une exclusion légale, et l’IRS se réserve explicitement le droit de modifier sa position à l’avenir.

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La remise en argent change la donne pour les propriétaires d’entreprise
Les remises en argent relèvent d’un ensemble de règles fiscales complètement différentes. Selon DiLucci, c’est là que les contribuables peuvent se tromper dans leur analyse. Plutôt que d’être traité comme un revenu, le remboursement en espèces est régi par les règles de base de la section 1012 de l’IRC, guidées par la décision fiscale 76-96. Cette décision, initialement axée sur les remises des fabricants, classe la remise en espèces comme une réduction du prix d’achat plutôt que comme un revenu imposable.
Pour les achats personnels, explique DiLucci, cette distinction n’a aucun impact pratique. La dépense personnelle n’est pas déductible, donc un prix d’achat inférieur ne modifie pas la facture fiscale. Les calculs changent radicalement lorsque l’achat constitue une dépense professionnelle déductible.
Si un propriétaire d’entreprise dépense 10 000 $ pour un article déductible et obtient 1 000 $ de remise en argent, l’ajustement de base réduit le montant déductible à 9 000 $. Cette déduction plus petite signifie un revenu imposable plus élevé, et le remboursement en espèces est effectivement imposé par la porte dérobée.
Compte tenu de la manière dont les deux catégories sont actuellement traitées, DiLucci expose les considérations à prendre en compte pour les titulaires de carte. Comme présenté, les achats professionnels peuvent être effectués avec des cartes qui rapportent des points et des miles, qui sont couverts par l’annonce IRS 2002-18. Le cash back peut être réservé aux achats personnels non déductibles, pour lesquels l’ajustement de base n’a aucune conséquence.
DiLucci prend soin de noter que la protection des points et des miles est une décision d’application de l’IRS et non une règle juridique permanente, ce qui signifie que le cadre actuel pourrait changer si l’agence revoyait sa position.
Points clés à retenir sur les récompenses par carte de crédit et les taxes Les récompenses sont imposables par défaut en vertu de l’article 61 de l’IRC : L’Internal Revenue Code traite le revenu brut comme « tous les revenus provenant de quelque source que ce soit », et aucune loi n’exclut explicitement les récompenses par carte de crédit. Les miles et les points de fidélisation sont protégés par la politique de l’IRS, et non par la loi : l’annonce 2002-18 indique que l’agence ne poursuivra pas l’application des taxes sur les miles et les points promotionnels, invoquant des difficultés administratives, mais l’IRS se réserve le droit de revoir la position. Le remboursement en espèces est classé comme une réduction du prix d’achat : en vertu de la règle de revenu 76-96 et de la section IRC 1012, le remboursement en espèces n’est pas traité comme un revenu mais comme un ajustement de la base de l’achat initial. Les achats professionnels peuvent déclencher une exposition fiscale cachée : lorsqu’une remise en argent est obtenue sur une dépense professionnelle déductible, l’ajustement de base réduit la déduction autorisée, taxant effectivement la récompense via une déduction plus petite. Cette distinction est particulièrement importante pour les propriétaires d’entreprise et les investisseurs immobiliers : les titulaires de carte qui effectuent d’importantes dépenses déductibles via leur carte sont les plus touchés, tandis que les achats personnels ne sont en réalité pas affectés.
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