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Plusieurs acteurs clés du secteur de l’investissement ont exprimé leurs inquiétudes quant à un éventuel krach boursier en 2026. Parmi eux se trouve Michael Burry, incarné par Christian Bale dans le blockbuster d’Adam McKay de 2015, « The Big Short ».
Le gestionnaire de hedge funds a récemment commenté les valorisations surgonflées de l’IA, accusant les entreprises de « gaspiller de l’argent les unes pour les autres ». Il a également souligné l’intersection entre la richesse des ménages et la richesse immobilière. Cet événement rare ne s’est produit que deux fois auparavant : à la fin des années 1960 et à la fin des années 1990. Les deux cas précédents ont été suivis de marchés baissiers pluriannuels.
Mais surtout, il a placé des positions courtes sur Nvidia et Palantir, deux des plus grands géants de la technologie à l’origine du boom de l’IA. On peut donc affirmer que Burry n’est pas optimiste quant à 2026. Mais qu’en pensent les autres experts ? Les investisseurs britanniques devraient-ils s’en soucier ?
En regardant plus loin
Heureusement, Burry est minoritaire sur ce point. Certains indicateurs, comme l’indicateur Buffett et les « cycles immobiliers de 18 ans », confortent son opinion, tout comme l’économiste Harry Dent. Mais dans l’ensemble, les grandes banques de Wall Street sont optimistes.
Morgan Stanley estime que le S&P 500 pourrait atteindre entre 7 400 et 7 800 points en 2026, grâce aux baisses de taux et à l’efficacité de l’IA. Pendant ce temps, Jamie Dimon de JPMorgan a évoqué une possible « stagflation », mais pas un effondrement définitif.
Comment agir (ou pas)
Heureusement pour les investisseurs britanniques, je ne vois pas vraiment de raisons de paniquer. Les krachs boursiers sont inévitables. Et quand cela arrive, beaucoup de gens pensent « j’aurais dû vendre » !
Cependant, les investisseurs intelligents ayant une vision à long terme ne sont généralement pas échelonnés. Un portefeuille bien équilibré doit résister à la volatilité des marchés et une baisse doit être considérée comme une opportunité d’achat et non comme une panique.
Si le marché s’effondre en 2026, je prévois de faire le plein de certaines actions actuellement surévaluées. Une action en particulier qui, à mon avis, pourrait valoir la peine d’être envisagée à un prix inférieur est le London Stock Exchange Group (LSE : LSEG).
Un leader britannique de l’IA
Avec un ratio cours/bénéfice (P/E) d’environ 50, le groupe LSE semble beaucoup plus surévalué que la plupart des actions du FTSE 100.
Un grave krach boursier pourrait faire baisser son prix de 20 à 40 %. Cela créerait une entrée rentable dans cette puissance britannique renforcée par des données et une IA de haute qualité. En plus de gérer la Bourse de Londres, le groupe tire des revenus récurrents des abonnements à sa plateforme de trading et d’analyse de données (anciennement Refinitiv).
Plusieurs facteurs soutiennent une forte reprise en cas de krach. Non seulement elle dispose d’un large fossé, mais elle est également bien placée pour bénéficier de l’adoption croissante de l’IA. Lors des crises précédentes, le titre s’est redressé jusqu’à 50 % en 18 mois.
Cela dit, il n’est pas à l’abri des risques. Ses bénéfices étant liés aux marchés, un ralentissement prolongé pourrait la frapper plus durement que les actions plus défensives. Il n’a pas non plus de rendement significatif, laissant aux investisseurs peu de profits alors que les prix stagnent.
Réflexions finales
Personne ne peut dire avec certitude si le marché boursier va s’effondrer en 2026. Mais que Burry et ses proches aient raison ou tort, les investisseurs ne devraient pas s’inquiéter.
Un portefeuille bien diversifié composé d’actions défensives, de croissance et de revenus de divers secteurs devrait résister sans problème à un ralentissement. Pendant ce temps, mettre de l’argent de côté pour penser à de bonnes affaires comme le London Stock Exchange Group offre la possibilité de profiter d’un ralentissement.



