Charlie Scharf a hérité de l’un des postes les plus difficiles du monde des affaires américain lorsqu’il est devenu PDG de Wells Fargo en 2019. Son mandat ? Reconstruisez une marque en disgrâce, surmontez les obstacles réglementaires et rétablissez la confiance dans une banque que beaucoup pensaient impossible à sauver. Six ans plus tard, il y est largement parvenu. La décision de la Réserve fédérale en juin de lever la limite d’actifs – une pénalité qui avait paralysé Wells pendant des années – a marqué le signe le plus clair que le changement a fonctionné, écrit mon collègue Shawn Tully.
Le manuel de rétablissement de Scharf s’est concentré sur trois principes.
La discipline plutôt que le flash : Scharf, formé pendant près de deux décennies sous la direction de l’actuel PDG de JPMorgan, Jamie Dimon, a appris à prendre des décisions difficiles avec courage, sans sens du spectacle. Cette discipline a entraîné des réductions de coûts, une structure plus plate et des correctifs opérationnels qui ont réduit le personnel de près d’un quart et réduit l’empreinte immobilière massive de Wells Fargo.
Plus calme que charisme : Scharf dirige calmement mais fermement, disent ceux qui le connaissent, faisant baisser la température dans les moments tendus sans pour autant négliger sa performance.
La responsabilité plutôt que l’optique : Scharf indique clairement qui est responsable de quoi, élimine rapidement les entreprises sous-performantes et associe la croissance à des résultats mesurables. Chez Wells Fargo, il s’est concentré sur des secteurs rentables comme la banque d’investissement et les cartes de crédit (doublant les volumes d’achat depuis 2020) tout en s’éloignant des prêts plus risqués.
Les résultats parlent d’eux-mêmes : des rendements plus élevés, une confiance réglementaire restaurée et un titre en hausse de plus de 50 % sous sa direction. Et même si Scharf a beaucoup appris de l’approche de gestion axée sur le débat de Dimon, c’est la leçon la plus importante de son mentor qui est restée : la différence entre être un bon manager et un bon leader, dit-il, est la façon dont vous inspirez les gens à vous suivre dans les tâches les plus difficiles parce qu’ils croient en vous.
Note de l’éditeur : La date limite pour postuler à la liste Fortune Next to Lead est le lundi 1er décembre 2025. Pour en savoir plus ou soumettre une candidature, postulez ici.
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