La marque emblématique de magasins de jouets ferme ses magasins et fait face à une vente en faillite

Gérer un magasin de jouets indépendant, même une grande chaîne, comporte de grands défis.

Ayant passé deux ans en tant que directeur général de Time Machine Hobby, l’un des plus grands, sinon le plus grand, magasins de jouets indépendants aux États-Unis, j’ai été confronté quotidiennement à ces défis.

Le plus gros problème est que Walmart et Target peuvent vendre des jouets avec une marge inférieure afin d’attirer les gens dans leurs magasins. De plus, leur taille, qui éclipse même les plus grands détaillants de jouets, leur permet de faire leurs achats à des prix inférieurs à ceux des magasins de jouets exclusifs.

Chez Time Machine, nous combattons ces avantages avec un service de premier ordre, des jeux réguliers sur site pour divers jeux de cartes et miniatures à collectionner, et en proposant des produits différenciés lorsque cela est possible.

L’ancienne version américaine de Toys R Us, qui a été liquidée après une faillite en 2017, n’a pas été en mesure de procéder aux changements nécessaires comme ceux-ci, car un rachat par emprunt a absorbé toute sa trésorerie.

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Aujourd’hui, après le retour de la marque sous divers propriétaires, l’opérateur canadien de la marque Toys R Us est entré dans l’équivalent du chapitre 11 de la faillite dans ce pays et son avenir reste sérieusement incertain. (Il convient de noter que la chaîne n’a plus aucun lien avec la société américaine d’origine ou avec la société américaine qui utilise désormais ce nom.)

Toys R Us Canada fait face à un avenir incertain

Toys R Us Canada a demandé la protection de ses créanciers en vertu de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies. La société évalue des alternatives stratégiques et poursuit des initiatives de restructuration, y compris des fermetures de magasins, selon un dossier judiciaire du 3 février.

Le dépôt fonctionne de manière très similaire au dépôt de bilan américain (chapitre 11).

Dans des documents judiciaires, la société a expliqué ses opérations actuelles et les conditions du marché auxquelles elle est confrontée.

“Le demandeur possède 22 magasins situés au Canada. Ces magasins, et les centaines d’employés qui les soutiennent, continuent de servir des clients partout au pays. Cependant, l’inflation persistante, la hausse des coûts de main-d’œuvre et d’occupation, les perturbations de la chaîne d’approvisionnement post-pandémique et un virage structurel vers le commerce électronique ont considérablement affaibli la performance des détaillants traditionnels”, a partagé l’entreprise.

Et même si elle porte le nom de famille, cette chaîne ne constitue pas un accord de licence.

“Toys R Us, Babies R Us et HMV Canada sont détenus et exploités à 100 % par une entreprise indépendante et fièrement canadienne, et ce depuis 2018”, a expliqué l’entreprise sur son site Web.

Toys R Us Canada ferme davantage de magasins

Le site Web Toys R Us indique que la chaîne a fermé la partie vente de ses opérations en ligne. Il note également qu’il n’accepte plus les cartes-cadeaux.

En plus de ces changements, la société a partagé certaines mesures qu’elle prendra dans le cadre d’un processus de type faillite.

“Le demandeur a pris des mesures agressives pour réduire ses dépenses, améliorer ses marges et redimensionner sa présence au détail, notamment en réduisant son siège social, en optimisant ses effectifs, en fermant des magasins non rentables, en négociant avec ses fournisseurs et en introduisant de nouveaux concepts générateurs de revenus”, a déclaré Toys R Us Canada dans ses dossiers judiciaires.

Toys R Us Canada doit 120 millions de dollars à ses fournisseurs et des « sommes substantielles » à ses propriétaires, selon Retail Dive.

Elle prévoit désormais de fermer certains sites et de mettre le reste de la chaîne en vente.

“Dans de nouveaux documents judiciaires, la chaîne affirme avoir informé les propriétaires du Centre St. Laurent à Ottawa et du Woodgate Plaza à St. John’s, à Terre-Neuve, que leurs magasins fermeront bientôt”, a rapporté le City News de Toronto.

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Les documents déposés montrent que Toys “R” Us Canada restituera les deux propriétés à leurs propriétaires. Elle a déjà fermé deux autres emplacements au Niagara Pen Centre en Ontario et à Vaudreuil Dorion, au Québec.

“Le mois dernier, un juge a autorisé l’entreprise à procéder à des ventes de liquidation dans certains de ses 22 magasins restants. Au cours des deux années précédant la demande de protection contre ses créanciers, elle a fermé 53 magasins à travers le Canada”, selon le Coastal Reporter.

Selon Alvarez & Marsal Canada Inc., nommé superviseur de l’entreprise, Toys “R” Us Canada “a connu une baisse significative de ses revenus au cours des dernières années, principalement imputable à la concurrence accrue des grands détaillants en ligne et à une réduction plus large de la demande des consommateurs”.

Le rapport du Monitor souligne que la protection des créanciers en vertu de la LACC était nécessaire pour relever ces défis et restructurer l’entreprise tout en poursuivant ses activités. Les détails de l’affaire peuvent être trouvés sur le site Web du Contrôleur, répertorié ici.

Fermetures de Toys R Us Canada et dépôt possible d’une protection contre la faillite des créanciers : Toys “R” Us Canada a déposé une demande en vertu de la Loi canadienne sur les arrangements avec les créanciers des sociétés (LACC), similaire au chapitre 11 aux États-Unis, permettant à l’entreprise de se restructurer, selon Retail Dive. Approbation du tribunal : La Cour supérieure de l’Ontario a accordé une suspension des procédures, nommé un contrôleur (Alvarez & Marsal Canada Inc.) et autorisé un financement provisoire, a rapporté Insolvency Insider. Fermetures précédentes : Plus de 50 magasins fermés au cours des deux dernières années ; au moins 38 ont fermé leurs portes rien qu’en 2025, dont 12 sont en vente, selon HCAMag et Retail Insider. Pression financière : L’entreprise doit 120 millions de dollars à ses fournisseurs et fait face à de multiples poursuites de la part des propriétaires et des fournisseurs, selon le Winnipeg City News. Pressions du marché : le détaillant a été confronté à la concurrence de Walmart, d’Amazon et d’autres commerçants de masse, ainsi qu’au déplacement des consommateurs vers les achats en ligne, a ajouté HCAMag.

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