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Vous recherchez des sources de revenus passifs en 2026 (et au-delà) ? Beaucoup de gens font exactement cela à cette période de l’année. Alors que certaines personnes peuvent concentrer leur attention sur l’idée de gérer leur propre entreprise, d’autres sont heureuses de laisser d’autres personnes faire le travail difficile. Ils achètent donc des actions à dividendes, dans l’espoir de gagner beaucoup d’argent sans avoir à travailler eux-mêmes pour cela.
Cette approche peut être lucrative. Il existe également la possibilité que le prix des actions augmente également, offrant ainsi une plus-value (même s’il peut baisser).
Voici quelques éléments à prendre en compte lorsque vous cherchez à générer des flux de revenus passifs en achetant des actions à dividendes.
Regardez vers l’avenir, pas vers le présent ou le passé.
Parfois, les gens regardent ce qu’on appelle le rendement en dividendes d’une entreprise et s’enthousiasment.
Le rendement du dividende correspond au montant qu’une action devrait gagner chaque année en dividendes, exprimé en pourcentage du prix payé pour l’action. Ainsi, par exemple, B&M European Value Retail (LSE : BME) a actuellement un rendement en dividende de 8,2 %.
Cela suggère que 100 £ investis dans l’action aujourd’hui pourraient générer environ 8,20 £ chaque année en dividendes, avant même de prendre en compte les dividendes spéciaux. B&M les a payés ces dernières années.
Mais les choses peuvent changer. B&M a du mal à résoudre certains problèmes, notamment celui de rendre sa proposition de biens de consommation suffisamment attrayante pour les clients. Il y a une raison pour laquelle le stock a diminué de plus de moitié au cours de la dernière année. Ce rendement de 8,2 % est basé sur le paiement actuel. Il n’y a aucune garantie que cela durera dans le futur.
Lorsqu’on examine les dividendes, il peut être tentant (mais dangereux) de se concentrer sur les antécédents d’une entreprise.
Mais les dividendes ne sont jamais garantis. C’est pourquoi il est important d’examiner les perspectives commerciales d’une entreprise, ses flux de trésorerie probables, ainsi que ses priorités en matière de dépenses.
Par exemple, même si B&M dispose de suffisamment de liquidités supplémentaires pour déclarer un dividende spécial ce mois-ci, les administrateurs peuvent décider qu’ils préféreraient conserver les liquidités supplémentaires pour investir dans l’entreprise plutôt que de les verser aux actionnaires.
Tenir compte du coût d’opportunité
Cela illustre une énigme à laquelle de nombreux dirigeants d’entreprise sont confrontés : doivent-ils utiliser leurs liquidités pour tenter de développer l’entreprise (ou même simplement de la maintenir), ou pour récompenser les actionnaires ?
Pour une entreprise mature dans un secteur en déclin comme British American Tobacco, les nouvelles opportunités de croissance peuvent être limitées. Cela explique en partie pourquoi l’action offre un rendement de 6,2 % et augmente son dividende par action chaque année depuis des décennies.
Mais pour certaines entreprises, les opportunités de croissance sont nombreuses. Utiliser des liquidités supplémentaires pour verser des dividendes importants peut plaire aux actionnaires à court terme, mais peut réduire les opportunités de croissance à long terme.
B&M pourrait par exemple investir davantage dans ses opérations françaises, plutôt que de maintenir son dividende actuel. Ou encore, elle pourrait sacrifier ses marges bénéficiaires pour tenter de relancer les ventes de biens de consommation, en baisse.
Cela dit, les actionnaires apprécient rarement une réduction des dividendes. La direction doit toujours faire preuve de prudence lors de la définition des priorités de dépenses.
B&M dispose d’un modèle économique éprouvé et je pense qu’il peut continuer à générer des liquidités solides. J’ai donc l’intention de conserver mes actions dans le détaillant.
Mais serait-il plus intelligent de vendre et d’investir l’argent dans une action de croissance ? Le temps nous le dira !



