Le pétrole brut West Texas Intermediate a atteint 115 dollars le baril, les prix du gaz aux États-Unis ont augmenté de près de 40 % depuis fin février et Bitcoin tente toujours de briser un mur qu’il n’a déjà pas réussi à escalader six fois.
C’est dans ce monde que Bitcoin s’est retrouvé lundi, lorsqu’il a brièvement touché 69 550 $, un modeste gain de 3,30 % qui a néanmoins provoqué une onde de choc sur le marché des produits dérivés.
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Les vendeurs à découvert sont les plus touchés
Plus de 276 millions de dollars de positions à effet de levier ont été effacés en 24 heures, affectant 80 200 traders sur les plateformes de dérivés cryptographiques. Les dégâts n’ont pas été répartis uniformément.
Les ours ont été les plus touchés. Selon les données de CoinGlass, les positions courtes représentaient 188 millions de dollars sur les 210 millions de dollars liquidés au cours de la période de 12 heures seulement autour de la flambée des prix.
À titre de comparaison, les règlements à long terme ont totalisé 24 millions de dollars. Les traders qui pariaient sur une baisse continue ont été pris au dépourvu lorsque Bitcoin a reculé vers la barre des 70 000 $ qu’il n’a pas réussi à maintenir à plusieurs reprises depuis début février.
Source : Coinglass
L’actif est encore loin de ses meilleurs niveaux. Le Bitcoin a atteint un sommet historique de 126 000 $ le 6 octobre 2025. Aux prix actuels, il s’échange environ 45 % en dessous de ce record, un contexte qui met en perspective le rallye de lundi.
Une contraction pourrait encore arriver
Les données de positionnement racontent une histoire mitigée. Selon les chiffres de CoinGlass, plus de 6 milliards de dollars de positions courtes ont accumulé près de 72 500 dollars. Si Bitcoin atteint ce niveau, ces positions pourraient être forcées de se fermer rapidement.
La capitalisation boursière totale de la cryptographie s’élève actuellement à 2 350 milliards de dollars. Graphique : TradingView
En revanche, environ 2 milliards de dollars de positions longues se situent à près de 65 000 dollars, un risque mineur mais réel si l’élan s’essouffle. Cet écart entre l’exposition à court terme et à long terme est ce qui pousse certains traders à surveiller de près une éventuelle compression prolongée.
Bitcoin a grimpé jusqu’à 70 000 $ six fois depuis qu’il est tombé en dessous de ce niveau début février. Chaque tentative a échoué. La mesure de lundi est le dernier test de cette résistance et intervient dans un contexte tout sauf calme.
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Le choc énergétique ajoute de la pression sur tous les fronts
L’impasse autour du détroit d’Ormuz resserre son emprise sur les marchés mondiaux de l’énergie depuis fin février. L’Iran a rejeté les termes du cessez-le-feu, insistant sur le fait que l’indemnisation des dommages liés à la guerre doit être réglée avant la réouverture du détroit.
En conséquence, les prix du pétrole ont grimpé en flèche. Les prix de l’essence aux États-Unis ont fortement augmenté, ce qui a entraîné des craintes inflationnistes plus larges.
Le président américain Donald Trump a appelé l’Iran à rouvrir la voie navigable, invoquant des inquiétudes concernant le commerce mondial. Des rapports indiquent qu’il a également suggéré qu’un accord avec l’Iran pourrait être à portée de main, tout en mettant en garde contre de graves conséquences si les négociations échouent, notamment un éventuel contrôle américain sur les ressources pétrolières iraniennes.
Image en vedette d’Unsplash, graphique de TradingView



